Pour pallier le probable départ de Souleymane Diawara, les Girondins ont longtemps pensé à Ronald Zubar, mais lorgnent désormais sur Adil Rami. Le Franco-Marocain a pourtant depuis longtemps déclaré qu'il souhaitait rester chez les Dogues cette saison, mais la perspective de disputer la Ligue des Champions pourrait être un argument de poids pour le faire changer d'avis selon les dirigeants bordelais. « C'est un beau joueur, encore faut-il que Lille soit vendeur », a déjà lancé Jean-Louis Triaud afin de tâter le terrain.
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RAMI, LA NOUVELLE CARTE DE L'OM?
Conscient que l'Olympique de Marseille avait peiné la saison passée en matière défensive, les dirigeants phocéens semblent vouloir mettre l'accent sur ce secteur lors du mercato. Et c'est désormais du côté du joueur de Lille, Adil Rami, que l'OM s'est tourné. La Provence affirme que Marseille est prêt à offrir les 9ME réclamés par le LOSC pour s'offrir le défenseur, pas mal convoité mais à qui il reste deux ans de contrat avec Lille.
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SON PARCOURS ....
« Heureusement que Lille est venu me chercher, je commençais à me demander si je ne devais pas arrêter. Ils m'ont aussi fixé en défense. Parce que j'ai joué attaquant, meneur... Longtemps gardien de but aussi », explique celui qui a refusé plusieurs fois la sélection marocaine. « Les Bleus, j'y croyais. »
Et les entraîneurs lillois croyaient en lui. « Il nous a séduit en une semaine d'essai. Ce gars à une telle envie de réussir que souvent, il faut le freiner », explique Pascal Plancque, entraîneur de la réserve lilloise, chargé de polir le joyau pendant toute une saison. Aujourd'hui, c'est Claude Puel qui lui crie sa flamme. « Il va vite, il a une bonne lecture du jeu, une bonne relance, et c'est un guerrier. »
Un monstre d'1m89 pour 82 kilos, dur sur l'homme, qui joue en Ligue 1 comme s'il avait vingt ans de métier dans chaque crampon. « Et c'est bien ce qui me turlupine. Il est bluffant. Tellement bluffant qu'aujourd'hui, personne n'est capable de dire où il va s'arrêter », s'ébahit Pascal Planque. Il fera une étape à Strasbourg, samedi, où Lille va tenter d'assurer son maintien. « J'espère qu'il sera descendu de sa lévitation », sourit Claude Puel, pas peu fier de son Shrek.
